Nuisances sonores et voisins bruyants en France : pensez isolation phonique !

Nuisances sonores et voisins bruyants en France : pensez isolation phonique !

Comment faire face au bruit, l’un des maux de la société française ?

Il est synonyme de cauchemars et de nuits blanches, de réveils inopinés et de conflits entre voisins : le bruit source de fatigue et de stress.


Nuisances sonores: les voisins bruyants, un problème répandu

Il réveille parents et enfants, pousse à se fâcher, à sortir de nos gonds, à crier voire même de carrément …. cogner.

86% des Français se plaignent des nuisances sonores. Plus de 8 Français sur 10 sont touchés par les nuisances sonores et le bruit.

Comment (sur)vivre avec des voisins bruyants ? Comment ne pas craquer ? Quelles solutions pour gérer les conflits ?

En plein cœur de la capitale, certains habitants ont vu les commerces de bouches remplacés par des bars et restaurants …. et son cortège de nuisances sonores et tapages nocturnes le soir. Un niveau de bruit insupportable pour les voisins qui tentent d’ouvrir la fenêtre lorsque les températures estivales montent.

Bertrand témoigne :

“On a le bruit de la soirée, on a le bruit du rangement en fin de soirée, on a le ramassage des ordures aussi. Vous imaginez bien que ramasser les ordures de 3 ou 4 restaurant ce n’est pas que 2 poubelle mais bien plusieurs dizaines de poubelles et le niveau de bruit qui va avec.”

A la fenêtre de Bertrand, le bruit frôle les 85 dB (lire notre article L’échelle des décibels : comparaison des niveaux de bruit en dB) soit l’équivalent d’un camion qui roule à 50 km/h.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un niveau sonore de 30 décibels pour bien dormir, soit l’équivalent de discussion en chuchotant. Toutefois, la perception et la tolérance au bruit est subjective. (Lire notre article “Rapport de l’OMS : votre environnement sonore a un impact sur votre qualité de vie“)

Cette tolérance au bruit, Christiane ne l’a plus …. Dans son appartement elle entend tous les jours une voisine jouer du piano. Des notes presque imperceptibles mais récurrentes qui lui font vivre un enfer depuis plus de 4 ans.

“C’est la répétition qui m’use. Ce n’est pas forcément l’intensité ou le niveau sonore. Je sais quand cela va commencer mais je ne sais jamais quand cela va s’arrêter.”

Pourtant sa voisine du dessus tente de réduire les bruits à l’aide de couvertures, de moquettes et autres matériaux de fortune en guise d’isolation phonique pour réduire les nuisances sonores de son piano. (Voir nos solutions produits, nos panneaux et matériaux d’isolation phonique)

Le dialogue, une solution pour gérer les conflits et se faire entendre

86% des Français se plaignent de nuisances sonores à leur domicile. Alors pour régler les conflits, la ville de Toulouse a mis en place un service dédié. Un simple appel suffit pour que le service envoie quelques minutes plus tard une patrouille de la police municipale sur place.

Le père d’un nourrisson se plaint du bruit causé par les voisins. Mais lors de l’arrivée des forces de l’ordre, le bruit a cessé. L’agent de police rappelle cependant aux fauteurs de troubles la réglementation et la loi en vigueur sur le tapage nocturne :

“ L’auteur de tapage nocturne peut être condamné à une amende de 3ème classe qui peut aller de 68 € à 450 € et au versement de dommages et intérêts”

Ces visites des forces de l’ordre sont le plus souvent dissuasives et permettent surtout de réduire les troubles de voisinage.

En 2015, pas moins de 9.068 tapages nocturnes ont été recensés dans la France entière. Pour éviter les procédures judiciaires, certains ont recours à des médiateurs qui tentent de renouer le dialogue comme terrain d’entente.

A Ivry, Prince Kitemo a un rôle de médiateur et doit gérer les conflits d’un groupement de plus de 8.000 logements.

Prince souligne que le bruit est un problème récurrent. Un voisin témoigne :

“A 7h je me fais réveiller par une dame qui crie tous les matins. Ce qui me dérange c’est l’accumulation. C’est le fait qu’on me réveille et le matin et la nuit, plus l’accumulation des bruits de manière globale.”

La conciliation avec le médiateur renoue le dialogue en quelques minutes. Résultat : les deux parties promettent de faire des efforts.

Intensité, durée, fréquence, s’ils sont récurrents, les bruits peuvent induire à longue un état de fatigue voire d’épuisement.

A bon entendeur …. !